Provinces Unies, tous contre Paris !

Alors là... Non mais vraiment. Non mais FRANCHEMENT !
Coup de fil de Capucine "Manon, tu as eu Annaïg ? c'est horrible !" Et je me dis que, non, vraiment, incendie, bûcher de khâgneux ? Prise d'otage ? Aïe. Non. Juste une alerte à la bombe à Paris. Ouf. Et pourtant.

Elle me raconte, le sabotage, l'infâmie parisienne, avec nos mots de provinciaux. Nos maux de provinciaux qui croient tout de suite à l'injustice. On spéculera longtemps, beaucoup, pour savoir s'il s'agit d'une pédanterie des grosses têtes qui veulent assurer leur pourcentage de fréquentation de l'ENS... Qui sait ?

Dommage que cela vienne de Paris, ça prête à interprétation tendancieuse, ça alimente les ruminements. Paris et son désert. Que la condition d'IEPien ne peut que confirmer : les Parisiens du crit "Pronvinces Unies, tous au RMI". Les Provinciaux au crit "Provinces Unies Tous contre Paris"... Alors ne polémiquons pas, je me positionne avec tous ceux qui n'y sont pour rien (99,99% des candidats) et qui retournerons au charbon samedi de 9h à 14h.

"Khâgne, IEP SOLIDARITE !"

En tous cas, Capu et moi on est méga solidaires ... (nostalgiques !)

Ci-dessous article de François Bon issu du blog le Tiers Livre pour la petite histoire...



Roubaud fait la bombe

y a-t-il une légitimité à étudier l'oeuvre de Jacques Roubaud ?

On n'en sait pas plus pour l'instant. L'information vient de nous être transmise par Jacques-François Piquet. On rapportera les prochains développements. Mais si c'est ça, c'est grave .

Par le présent message, j'aimerais porter à votre attention le fait suivant : aujourd'hui, 22 avril, dans les locaux d'Eurosites, à la Plaine Saint-Denis, avait lieu le premier volet des épreuves écrites du concours d'admission à l'ENS série Lettres et Arts : composition française. Quatre auteurs au programme : Montesquieu, Stendhal, Corneille et, surprise, Jacques Roubaud (un contemporain vivant, la chose est assez rare pour qu'on la mentionne). Certaines grandes écoles préparatoires n'avaient pas jugé bon de préparer leurs élèves à ce texte contemporain (Quelque chose noir, poésie Gallimard), sûrs qu'il ne "tomberait" pas et puis - mais là c'est moi qui suppute - peut-être un peu par mépris de la littérature contemporaine. Or, c'est le sujet Roubaud qui a été annoncé. Quelques protestations parmi certains élèves à qui les examinateurs rétorquent justement que l'oeuvre était au programme. Après quoi, comme par hasard, quarante cinq minutes avant la fin des épreuves (certains élèves étaient donc déjà sortis) alerte à la bombe, évacuation en urgence, suspension des épreuves. Après presque deux heures d'attente dans la cour (le temps de procéder aux vérifications policières de circonstances et le temps pour certains élèves d'échanger quelques infos), les élèves sont invités à regagner les salles pour terminer leur composition. Les examinateurs ont décidé de maintenir l'épreuve, sachant qu'ils s'exposent à des plaintes, voire à des actions en justice du fait que la procédure normale n'a pas été respectée. Qu'en sera-t-il ? Affaire à suivre. Pourquoi suis-je triplement irrité par ce fait somme toute banal : d'une part parce qu'il traduit une certaine injustice (l'oeuvre était au programme et certains élèves s'en sont réjouis), d'autre part parce qu'il dénote arrogance et lâcheté de la part de celui ou de ceux qui ont téléphoné pour annoncer une alerte à la bombe - nul doute qu'on ne trouvera jamais le coupable !), enfin et surtout parce qu'il met en évidence le mépris dans lequel certains professeurs tiennent la littérature contemporaine : déroger à Stendhal ou à Montesquieu leur semblait tout bonnement inconcevable, car, chacun le sait, il n'est de bons auteurs que d'auteurs morts ! Que va-t-il se passer maintenant ? les protestations de certains professeurs bien placés, de certains parents bien placés vont-elles être entendues ? Dans ce cas, l'épreuve sera annulée. A moins que le coût engendré par une nouvelle journée d'épreuves soit dissuasif ?

(...)

© François Bon _ 23 avril 2008
# Posté le mercredi 23 avril 2008 13:33

Wilde et nous

Wilde et nous
" CHE N'A RIEN À DÉCLARER À PART QUE CHE SUIS CHÉNIALE "


Capucine Wilde

Ah qu'il est bon, qu'il est bon, de se reconnaître ...
# Posté le jeudi 06 mars 2008 17:00

Parce qu'il faut des transitions

Parce qu'il faut des transitions
Je retombe ici non par hasard... Il y a quelque chose d'assez grisant à écrire le soir, quand on s'endort un peu.

Chante, chante Camille , comme tous ces bijoux que je rédécouvre faute de les avoir oubliés
( M "Je dis M" ; Jeanne Cherhal n°1) , j'aime me dire que les albums que l'on apprécie encore si tard sont de très bons opus, des choses que l'on écoutera par conservatisme dans vingt ans, peut-être. en essayant tout de le même de ne pas ressembler à mes représentations féminines qui semblent en avoir tant oublié de leurs précédents. Par dévotion au ménage et aux couches-culotte, par renoncement à soi, un peu.

Nous nous demandions avec Capucine si le seul véritable amour, le seul amour pur n'était pas celui éprouvé pour sa progéniture. Le seul dont on ne peut se remettre aussi.
À quoi bon l'amour si l'on peut s'en remettre ? C'est la question qui surgit alors même qu'explosent les incertitudes dans mon entourage iepien. Et pourtant, bons vieux sujets freudiens que nous sommes, nous aimons nous engluer dans d'impossibles et impensables histoires.

" Pour la beauté du geste" ajouterait Grégoire Leprince-Ringuet.

Il faut, paraît-il, des transitions, une cohérence dans les successions d'actes. Je la fuis, même si cet article intervient logiquement après l'incertaine période des partiels, temps de flottement et d'attente pendant lequel les enjeux manquaient. Ils reviennent à grand pas pour terminer l'année, année rapide, année-rencontres.

La suite ? un dimanche électoral et un contrôle continu d'anglais. Et un jour, je vivrai, vraiment !

# Posté le jeudi 06 mars 2008 16:54

C'est nul les vacances. (ceci n'est pas une autoparodie)

Et voilà comment on se retrouve le 6 janvier pour un bilan de vacances qui n'en sera pas un, vu que de vacances il n'y a eu que quelques RTT, des pauses, des respirations, mais de beaux moments quand même. C'est là tout le paradoxe de l'étudiant je crois, qui, quand il est en vacances travaille encore, et qui se plaint à n'en plsu finir parce qu'il a l'impression de bosser plus que tout le monde, que les 35 heures c'est un caprice de trentenaire, que ça le ferait bien rigoler d'avoir un week-end rien qu'à lui tient, pour faire autre chose un peu. Le ménage, le repassage, la vaisselle, les courses, les lessives tout ça... Ce sera bien !
Non, vraiment, les vacances enfermées dans ma chambre ne me réussissent pas, l'impression de ruminer le même chewing-gum depuis deux semaines, et surtout de me cogner contre les murs de ma propre boîte crânienne, ça ne va pas.
Je n'arrive toujours pas à trancher entre le "la vérité émane dans la solitude" ou "la vérité vient de l'interraction". d'aucuns répliqueront qu'il n'y a pas de vérité comme ça on est tranquilles ! Toujours est-il que j'ai soif de samedi matin sur l'eau, de nature, de verdure, besoin de m'oublier aussi, ça ferait une bonne résolution pour l'année à venir.

Une très belle année à chacun, qu'elle vous apporte sollicitude et sérénité. Autant que vous voulez !
# Posté le dimanche 06 janvier 2008 14:20

C'est nul Noël

C'est nul Noël
Profitant d'une trève dans les interminables repas (notez qu'il est quand même 17h), je tiens à attirer votre attention sur un phénomène flagrant et pourtant dévastateur : NOEL N'EXISTE PAS !

Une fois quitté l'habit d'innocence, la capacité à se projetter dans un monde imaginaire, une fois que les petits cousins sont devenus trop grands pour qu'on leur déguise un père-noël, une fois le réchauffement de la planète, une fois le régime sans sel, les efforts d'imagination pour échapper au foie gras, une fois la famille dé/recomposée, les uns au Nord, les autres à l'Ouest, chez papa, maman la belle famille, une fois le temps et l'argent manquants, les odeurs du marché de Noël devenues répugnantes, une fois les oreilles affinée qui entendent l'emballage des cadeaux, une fois les contes de Noëm rabachés, oubliés, ridiculisés, une fois la lourdeur des enjeux familiaux décodés, à partir du moment où il nous faut un verre pour rentrer dans la fête, le jour où ça nous est égal de travailler le 24 décembre, quand on trouve ridicule, finalement de s'offrir des cadeaux alors qu'on a toute l'année pour le faire et bien l'on comprend que Noêl n'est qu'une pure création et qu'il est très facile de ne pas VIVRE Noël comme on l'a jusque là, pourtant, toujours vécu.

Ce n'est pas Noël qui existe, mais un moment qui rassemble les familles. Et un moment dont on profite pour répéter à ceux qu'on aime qu'on les aime, pour dire à ceux qui ne le savent pas encore vraiment qu'on les apprécie. Un moment de tendresse finalement, une pause dans l'existence pour retrouver ses racines. Peut-être.

Puissent ces quelques moment vous apporter cette nécessaire tendresse.

(et c'est pourquoi on ne passe pas Noël entre amis, dans une nouvelle famille et même si, pourtant, on en aurait bien envie).
# Posté le mardi 25 décembre 2007 11:13