Profitant d'une trève dans les interminables repas (notez qu'il est quand même 17h), je tiens à attirer votre attention sur un phénomène flagrant et pourtant dévastateur : NOEL N'EXISTE PAS !
Une fois quitté l'habit d'innocence, la capacité à se projetter dans un monde imaginaire, une fois que les petits cousins sont devenus trop grands pour qu'on leur déguise un père-noël, une fois le réchauffement de la planète, une fois le régime sans sel, les efforts d'imagination pour échapper au foie gras, une fois la famille dé/recomposée, les uns au Nord, les autres à l'Ouest, chez papa, maman la belle famille, une fois le temps et l'argent manquants, les odeurs du marché de Noël devenues répugnantes, une fois les oreilles affinée qui entendent l'emballage des cadeaux, une fois les contes de Noëm rabachés, oubliés, ridiculisés, une fois la lourdeur des enjeux familiaux décodés, à partir du moment où il nous faut un verre pour rentrer dans la fête, le jour où ça nous est égal de travailler le 24 décembre, quand on trouve ridicule, finalement de s'offrir des cadeaux alors qu'on a toute l'année pour le faire et bien l'on comprend que Noêl n'est qu'une pure création et qu'il est très facile de ne pas VIVRE Noël comme on l'a jusque là, pourtant, toujours vécu.
Ce n'est pas Noël qui existe, mais un moment qui rassemble les familles. Et un moment dont on profite pour répéter à ceux qu'on aime qu'on les aime, pour dire à ceux qui ne le savent pas encore vraiment qu'on les apprécie. Un moment de tendresse finalement, une pause dans l'existence pour retrouver ses racines. Peut-être.
Puissent ces quelques moment vous apporter cette nécessaire tendresse.
(et c'est pourquoi on ne passe pas Noël entre amis, dans une nouvelle famille et même si, pourtant, on en aurait bien envie).
Une fois quitté l'habit d'innocence, la capacité à se projetter dans un monde imaginaire, une fois que les petits cousins sont devenus trop grands pour qu'on leur déguise un père-noël, une fois le réchauffement de la planète, une fois le régime sans sel, les efforts d'imagination pour échapper au foie gras, une fois la famille dé/recomposée, les uns au Nord, les autres à l'Ouest, chez papa, maman la belle famille, une fois le temps et l'argent manquants, les odeurs du marché de Noël devenues répugnantes, une fois les oreilles affinée qui entendent l'emballage des cadeaux, une fois les contes de Noëm rabachés, oubliés, ridiculisés, une fois la lourdeur des enjeux familiaux décodés, à partir du moment où il nous faut un verre pour rentrer dans la fête, le jour où ça nous est égal de travailler le 24 décembre, quand on trouve ridicule, finalement de s'offrir des cadeaux alors qu'on a toute l'année pour le faire et bien l'on comprend que Noêl n'est qu'une pure création et qu'il est très facile de ne pas VIVRE Noël comme on l'a jusque là, pourtant, toujours vécu.
Ce n'est pas Noël qui existe, mais un moment qui rassemble les familles. Et un moment dont on profite pour répéter à ceux qu'on aime qu'on les aime, pour dire à ceux qui ne le savent pas encore vraiment qu'on les apprécie. Un moment de tendresse finalement, une pause dans l'existence pour retrouver ses racines. Peut-être.
Puissent ces quelques moment vous apporter cette nécessaire tendresse.
(et c'est pourquoi on ne passe pas Noël entre amis, dans une nouvelle famille et même si, pourtant, on en aurait bien envie).
