J'y vais... J'y vais pas

J'y vais... J'y vais pas
Le samedi matin est un grand jour d'indétermination...

Plusieurs scénarios :

J'y vais pas :
- Parce que je suis un pauvre flemmarde qui manque de sommeil OU qui veut faire autre chose (en général travailler, mais ça peut varier)
- Parce qu'il fait froid, que la pluie agresse les fenêtre ce qui est franchement injuste et je décide de manifester mon désaccord avec la météo en restant au lit
- Parce qu'on m'a appelée pour me dire que personne n'irait sur l'eau demain (scénario impossible, mais l'espoir fait vivre)

J'y vais
- C'est convenu avec ma covoitureuse, je vais qd même pas la lâcher au dernier moment
- Parce que c'est troooop bien de ramer, d'avoir mal au jambe, un jogging et des gants mouillés, de se bousiller les doits pour la bonne cause etc...
- Parce que j'y suis déjà pas allée la semaine précédente ...
- Parce que j'ai pris 2 kilos dans la semaine
- Parce que c'est comme ça "tu commences une activité, tu y vas " (;-) Nik)

Je sais pas
- Ma covoitureuse n'y va pas, je suis seule dans ma motivation
- On m'incite à délibérer seule (merci l'indépendance...)
- Il pleut au réveil, s'arrête de pleuvoir au petit dej, se remet à pleuvoir à l'heure de partir avant enfilage de l'équipement moletonné
- tout dépend de comment je me réveille
- Je lirais bien un peu ce matin
- ...

L'impossibilité chronique à prendre des décisions se manifeste AUSSI par des dilemnes inutiles sur l'intérêt ou non d'aller se geler les fesses sur un siège d ' aviron , d'autant qu'au départ on n'est pas franchement motivé (manque de rigueur personnelle, enfouissement dans un consumérisme de canapé qui provoque un besoin pressant de service et non de motivation personnelle, humanité baveuse qui ne prend pas les moyens de mettre en oeuvre ce quelle désire et j'en passe et des meilleures...)

Au final et pour résoudre ce dilemne, apprenons que la motivation se calcul également avec la couleur du ciel (moche ce matin) et que le reste est question de rigueur (ou de dictature). Adulte, un jour, je serai !

# Posté le samedi 08 décembre 2007 03:19

"Sur les concours de Sciences-po, Il fait si chaud ..."

"Sur les concours de Sciences-po, Il fait si chaud ..."
Je découvre cette année mon amour pour la technologie avancée. J'aime surtout cet adorable Nokia 5200 qui m'offre tous les jours la possibilité d'écouter matin et soir un programmation radiophonique de zapping, très pédante, le matin, les infos ; très relaxante, le soir, FIP.
Chose étrange que la radio, très artistique quand elle le veut bien (samedi midi sur France Inter, les interviews détendues et libertaires), je comprends mieux maintenant pourquoi j'aimais l'émission de télévision En aparté. La journaliste s'effaçait pour laisser s'exprimer l'invité, le laisser déambuler, elle n'avait qu'à le guider, le mettre à l'aise dans un nouveau décors, un nouveau format d'entrevue aussi. Les deux acteurs n'y sont plus en compétition, c'est bien une attitude de dévouement total envers l'objet de l'information. Elle avait l'anonymat de la radio.
J'aime cette humilité, un repère.

Une voix, des voix, les voix des femmes de FIP spécialement sélectionnées pour être des berceuses. Je crois pouvoir dire qu'il n'est aucune station comme celle-ci, où la musique n'est pas business mais harmonie, où l'on diffuse du calme et de la beauté, plutôt que du succès et de l'audience. Je déteste les crâcheurs ronchons systématistes, mais la découverte d'un "objet" comme celui-ci est la preuve qu'on peut faire des choses très bien, sans parasites. Combien cela coûte-t-il ?Et jusqu'à quand cela durera-il ? Par pitité, laissons de côté ces questions pour se laisser envahir...

Jazz, classique, musique du monde, chanson française, slam, rap, tout y est, parcimonieusement réparti pour échapper aux répétitions assomantes. Absence de publicité, quelques jeux musicaux sans intervention des auditeurs, flash info à moins dix. Et rien d'autre que de la musique.

C'est bien le soir, dans le car. L'après-midi en travaillant, en cuisinant...
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# Posté le dimanche 25 novembre 2007 12:03

Croze

Croze
Elle m'avait "parlé" dès le départ, son "T'es beau" mavait interloquée pour de grandes raisons, la dédicace surtout. Et maintenant que je sais... Maintenant que je sais qu'elle était amoureuse d'un garçon malade, qu'elle la perdu, je suis doublement surprise. Comme a-t-il était possible de sentir tout cela, la force, la communion. Sans doute le "J'ai peur d'oublier, j'ai peur d'accepter, j'ai peur des vivants, à présent" que j'avais attrapé sans comprendre au premier abord. C'est beau.


Mise à Nu

Les pieds nus, perdue dans la jungle,
Je te suivais, juste avant la pluie.
Disparu, comme un coup de flingue,
Un peu sonnée je tombe du lit,
C'est comme ça toutes les nuits
Depuis qu't'as disparu de ma vie,
Sur les toits de Paris,
C'est là que je finis mes nuits

Du lundi au dimanche
Mise à nu
Mes jours sont des nuits blanches.

Mise à nu,là dans le désert
De nos amours j'ai marché des heures,
J'ai rien vu malgré mes prières
Quelques vautours venus là par erreur,
Face au vent j'ai si peur
Depuis que t'as déserté ma vie,
Je ressens la terreur,
Je ne sais plus très bien qui je suis

Du lundi au dimanche
Mise à nu
Mes jours sont des nuits blanches.

Tous les avions sont passés sans me voir
A l'horizon le ciel est noir
Quand les histoires se terminent mal et qu'on les ramasse
Y a des silences et des souvenirs qui laissent des traces.

Lentement je refais surface
Fin de l'hiver une histoire qui s'efface,
Doucement je remplis l'espace
Quand je vois la mer je ne bois plus la tasse,
C'est comme ça que j'oublie
Qu'c'est toi qui m'a volé ma vie,
Quelquefois je m'ennuie
Alors j'vais danser sous la pluie

Du lundi au dimanche mise à nu
Mes jours sont des nuits blanches.

Et soudain tout s'éclaire. Ça me parlait et me parle plus encore maintenant que je sais. "T'es beau"

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 15:06

Début des choses moins drôles

Début des choses moins drôles
Recroquevillement et endormissement, départ vers un hiver tout doux... Je déteste l'hiver malin qui nous enferme dans une espèce de spirale se déroulant indéfiniment, mêmes problématiques, mêmes matins léthargiques, mêmes visages oubliés, même quotidien effréné : bus, amphi, BU, RU, BU, bus... Ça craint. Mêmes occupations bénignes, cadavres exquis, arts plastiques pendant que le seigneur des moulins baragouine son lyrisme mal venu. Don Quichotte des espérés, il se prend au jeu des projecteurs, du micro, des attentions sans intentions et oublie le fond de l'histoire. Mêmes heures infernales qui passent sans rien dire, qui fondent sous la langue et s'échappent une fois encore. Sortir et voir que le jour est tombé. Tombé du ciel comme on s'acharne à l'écrire à l'heure de la lecture du Paul ibérique, pour illustrer les théories tombées à travers les nuages pour matérialiser un monde qu'on peine tout de même à modéliser, qu'on s'acharne à vouloir fabriquer, qu'on parvient à instrumentaliser. Même constat désanchanté quand on prend conscience de la grandeur putréfactoire de certains, quand les scénarios sont aisés à bâtir pour abattre tout un monde. Le mien
Même douceur d'entendre que certains ne s'y prêtent pas. Que d'autres partagent la complainte et savent s'y prendre pour oublier, tout faire pour oublier et construire un cocon, un plaisir, un havre pacifique, quoique le havre ne soit pas l'antichambre d'un coeur... Le mien

La joie pourtant de retrouver ses endroits, ces enfants qu'on a vu grandir, qu'on aime de plus en plus, ce souvenirs qui jaillissent et l'envie de recommencer. Le besoin de reprendre pied maintenant qu'on a le sentiment d'avoir compris.

J'aime cet endroit.

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 14:46

Les copines

Les copines
La mémoire phénoménale de mon ordinateur m'apprend tout juste que j'ai déjà intitulé un article "annaïg, annaïg" alors question de conviction personnel et d'appêtit stylistique je ne renouvellerais pas l'expérience, choisissant quelque chose de plus neutre, de plus sain, de plus universel afin de ne pas verser dans l'article "spécialkassededijtelove" vu que la personne en question n'aime pas ça.

Annaïg, les terres brûlées au vent des landes de pierres, autour des lacs du Connemara ne sont rien à côté de tout ce que tu peux m'apporter, plus ou moins volontairement, mais t'y mets du tiens, c'est l'essentiel.

Voilà, il y a des gens qui vous aiment pour de vrai, c'est-à-dire qu'ils vous regardent avec de vrais yeux innocents et inconscients, qui vous découvrent tout en vous connaissant par coeur et c'est touchant. Touchant de s'apprendre au fur et à mesure et tout à coup de ne plus avoir le sentiment d'être LA niaise des deux, mais qu'au fond on est toutes les deux niaises, ou alors qu'on a tous nos moments de faiblesses. qu'au fond il n'y a pas des bons et des bêtes mais uniquement des truants qui volent les qualités des autres quand ça les arrange. Et qui volent la cordialité des autres quand leur bonne volonté légendaire (et judéo-chrétienne) fait défaut (toi lundi, moi mardi). Et qui savent que la mitié c'est la moitié que c'est étrange, ça tombe comme ça et qu'on est plus fort à plusieurs, surtout grâce à M6 mobile et MSN

Repasse quand tu veux devant l'IEP par hasard.

# Posté le mercredi 07 novembre 2007 15:07

Modifié le jeudi 08 novembre 2007 16:35