Voyons, voyons, voyons...
Bon, alors, voyons, j'aimerai faire ici un bilan de l'année mais ça va être très compliqué d'autant qui si elle est à moitié terminée du fait de la fin de l'apprentissage de cette connerie monumentale du bouquin de vocabulaire d'espagnol (notez tout de même que depuis je sais dire un glaïeul et un dos d'âne dans la langue de Cervantès, ce qui me permettra sans aucun doute de communiquer avec Rafaël Nadal le jour où je serai Laurent Luya pour de vrai !) et plus généralement si elle est terminée puisque nul concours blanc ne nous pend plus au nez comme une menace de mort imminente qu'il s'agit d'éviter par des feintes burlesques (On dirait que tu viendrais réviser ta géo à la maison et surtout qu'on irait au cinéma derrière... pour finalement se faire refouler au cinéma pour cause d'annulation de séance... ) et puis parce qu'on a "désintégré" les khâgneux (qui, pourtant, reviendront en masse l'année prochaine en tant que 5/2, cubes, redoublants, ex-admissibles, sous-admissibles et autres expressions capitonnée du genre) et bien l'année n'est pas complètement terminée vu que j'ai quelques réjouissances concouresques en vue !
Donc, l'année d'hypo touche à sa fin et ce malgré le fait qu'elle soit passée à une vitesse dingue sans qu'on ait forcément eut le temps d'en prendre bien la mesure !
Alors , en quoi consiste la vie d'un petit prépas-en-pleine-forme, (i.e le prépa qui ne prépare rien). D'abord ça rattrape le temps perdu (et ça prend des kilos), ça perd de son endurance physique mais gagne de la mémoire. Ça s'amuse plus (ou moins selon les énergumènes) et ça grandit (un peu plus pour certains que d'autres). Ça fête aussi la fin des exams trois fois dans l'année et ça fête aussi le début des révisions (histoire de bine commencer à perdre des forces).
Ça manque de force et ça se demande ce que ça fout là (cf les préparations de colles et les concours de Français) et ça se dit autant pas commencer vu que je sais pas où finir . Ça se croit intelligent et se prend à parler littérature pour finir par dire qu'en définitive la littérature n'existe pas, juste parce qu'on n'a pas d'argument à avancer ! Ça manque parfois de personnalité voire de projection dans le temps.
Ça s'amuse de peu de chose, fait se rencontrer des gens, partage ma mauvaise humeur, fait Betton-Chato en 10 minutes sans petit dej, démonte les sièges bébé, organise le Nouvel An, finit parfois Jacob, fait du co-voiturage, chope aussi la crève, vote Bayrou au second tour, et détourne des mineurs ! (Emma)
Ça espère avoir le temps de voir ensemble Moulin Rouge et des épisodes de Buffy, ça achète des DVD, mange des galettes de riz, traque les HEC, passe une semaine en Grèce, se prend pour une fleur et a un appart bien pratique. Ça cause pendant des heures et fait des projets fous qui, parfois, s'accomplissent. Ça caline et ça me manquera ! Ça n'aura pas Normal à cause de son orthographe de sud finistérienne ! (Nik)
Ça se fait chier ici, ça apprend rien, ça fait des théories mirobolantes et pauffine sa vision du monde. Ça boit du coca pour réviser Gauchet jusqu'à trois heures du mat', saigne du nez, prend le train pour Paris tous les week-end, a de beaux yeux, gueule au téléphone, profanerait bien la tombe de Lazcano, entrera à Science-po à la fin du mois ! Ça a intérêt de ne pas disparaître de la circulation. (Mister P)
À vue d'oiseau c'est en gros mon année... Je passe sur la nécessité de la Vitamine C (parfois, l'hiver), les courtes nuits et les yeux de souris, les surprises plus ou moins bonnes et la désorientation avant la ré-orientation. Je passe sur la fin d'année qui ne sera caractérisée qu'une fois celle-ci vraiment terminée !
J'ajoute que ceci fut ma vision de l'année et que j'ai mêêêêêême paaaas pleuuuurééééééé !! (du moins pas encore !)
PS : Copyright à Annaïg pour les mots mis en gras pour rien, sinon retenir l'attention d'un lectorat passionné et transcendé par ce petit monologue : putain Nik, disparaîs tu déteins sur moi !! Rappelle-toi de ne JAMAIS m'emmener en vacances ;-)